SESSION 9 (Groupe M)

Bienvenue dans l’ultime session du programme !

Nous espérons que vous vous portez bien depuis la dernière séance et que vous continuez à progresser dans l’amélioration de votre image corporelle, de vos habitudes alimentaires et de votre activité physique ! Nous sommes impatients de faire le point avec vous et de voir comment vous avez évolué au cours du dernier mois. Pour commencer, voici nos objectifs pour cette séance :

1.         Nous voulons vous aider à réfléchir au soutien que vous avez reçu du groupe pour examiner dans quelle mesure il a été utile et comment vous pouvez étendre ce soutien à votre vie au-delà de l’image corporelle « saine ». 

2.         Nous vous donnerons une autre occasion d’examiner le rôle que jouent les médias dans vos sentiments à votre égard et de votre image corporelle. 

3.         Nous vous aiderons à examiner les progrès que vous avez réalisés en matière d’image corporelle, d’habitudes alimentaires et de sport, et nous vous suggérerons des moyens d’affiner vos stratégies pour atteindre vos objectifs et d’en développer de nouveaux.

Nous prévoyons qu’il vous faudra environ 20 minutes pour passer en revue le matériel de cette session. Puisque l’objectif de cette semaine est de réfléchir à vos progrès, nous vous encourageons vivement à vous connecter au groupe de discussion afin de pouvoir lire et interagir avec les autres participants.

Au cours de cette session, nous aimerions que vous regardiez les sections suivantes :

  • Maintenir un système de soutien sain
  • Les réseaux sociaux
  • Que faire en cas de rechute ?
  • La suite
  • Temps de réflexion

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Questionnaire sur la session 9

Maintenant que vous avez presque terminé le programme, vérifiez vos progrès en utilisant le questionnaire ci-dessous. Félicitations, vous y êtes presque !

Voici le lien du questionnaire  : https://parisouestpsy.eu.qualtrics.com/jfe/form/SV_3qkVnJEXHgSPs2i

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Maintenir un réseau de soutien sain

Puisque vous avez passé beaucoup de temps dans le programme à apprendre comment développer une alimentation et une image corporelle « saines », quels sont les moyens de maintenir ces habitudes une fois le programme terminé ?  Une partie du maintien d’un mode de vie sain consiste à obtenir le soutien de vos amis et de votre famille.  Les personnes parlent sans cesse de l’importance d’avoir un bon noyau de soutien social, mais qu’est-ce que cela signifie vraiment ? Pour certains, cela signifie avoir beaucoup d’amis proches. Pour d’autres, il s’agit d’amis qui voient le monde de la même manière qu’eux. Dans le domaine du soutien social, avoir beaucoup d’amis ne signifie pas avoir beaucoup de soutien. Les types de relations qui peuvent apporter un soutien diffèrent souvent d’une personne à l’autre.

Les quelques histoires suivantes illustrent les différentes façons dont les personnes peuvent trouver et utiliser le soutien social dans des situations difficiles.

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L’histoire de Marie : « Je me baladais avec mon amie (très belle) l’autre soir quand elle a décidé que nous devions aller à une fête. Je n’avais pas envie d’y aller. Comparée à elle, je me sentais ordinaire et fade. Quand je lui ai dit que je ne me joindrais pas à elle, elle n’a pas voulu entendre ma réponse. Elle m’a rappelé le plaisir que nous avions eu à la dernière fête et m’a aidé à comprendre que nous finissons presque toujours par vivre de bons moments. J’y suis allée, et même si elle a fait tourner plus de têtes que moi et que je me sentais toujours un peu gênée, je dois admettre que je me suis amusée. Au final, je suis contente d’y être allée. »

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L’histoire de Maud : « Il est très important pour moi que je puisse faire confiance à mes amis et qu’ils soient totalement honnêtes lorsque je leur demande leur avis. Récemment, j’ai rompu avec mon petit ami. J’étais très malheureuse à ce moment-là.  J’avais l’impression que la rupture était de ma faute, et je me suis tournée vers la nourriture pour me réconforter. Mon amie Claire a remarqué que j’étais bouleversée et m’a demandé si nous pouvions parler. Elle m’a dit que je n’étais pas à blâmer, et que mon petit ami avait toujours été très égoïste et méchant avec moi. Ses commentaires étaient douloureux à entendre, mais elle avait raison. Je me sentais beaucoup mieux de pouvoir parler avec mon amie que de manger seule. »

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Dans ces deux exemples, un thème commun émerge. Le fait de se sentir soutenu socialement implique généralement d’être avec des personnes avec qui l’on sent que l’on peut parler sans craindre d’être jugé. Et si ces personnes vous donnent un avis, vous pouvez être sûr qu’elles le feront dans votre intérêt.

Le soutien social évolue avec le temps

Vos besoins en matière de soutien social évoluent avec le temps, tout comme le soutien social dont vous disposez. Parfois, une personne sur laquelle vous comptez n’est plus là pour vous aider ou ne semble plus pouvoir vous aider comme elle le faisait auparavant. De nombreux facteurs peuvent influer le type et la quantité de soutien social dont vous disposez dans votre vie.

L’histoire de Baptiste : « La transition entre la première et la deuxième année d’université a été difficile. J’ai dû quitter mon logement de première année et emménager dans un appartement sur le campus avec trois nouveaux colocataires. Je ne connaissais pas vraiment ce côté du campus et je ne pouvais pas compter sur les événements organisés par les étudiants de première année pour remplir mon calendrier social. Mon meilleur ami a déménagé hors du campus et je n’avais pas de voiture. Je passais beaucoup de temps seul dans ma chambre, à manger par ennui. Je savais que je devais faire quelque chose ou je perdrais la tête.  J’ai vu une note sur le tableau d’affichage de mon campus annonçant que des personnes voulaient se joindre à un club de randonnée. J’ai rencontré des personnes qui partageaient mes intérêts, et nous nous sommes réunis tous les deux week-ends. J’ai aussi commencé à aller au café aux mêmes heures le jeudi soir et j’ai fini par rencontrer d’autres personnes. Cela n’a pas toujours été facile, mais j’ai commencé à trouver des personnes que j’apprécie et à qui je peux demander de l’aide. »

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L’histoire de Laura : « Mon petit ami a rompu avec moi le mois dernier. Je m’y attendais vue toutes les disputes que nous avions eues. Pourtant, j’étais vraiment blessée. J’ai commencé à sauter des repas et à faire de l’exercice au-delà du plaisir. Ma meilleure amie m’a dit qu’il était temps que je sorte de cette relation et m’a fait savoir à quel point elle avait toujours pensé qu’il n’était pas fait pour moi. Elle m’a dit que j’avais meilleure mine et qu’il suffisait d’attendre que je trouve quelqu’un d’autre pour lui montrer. C’était la dernière chose que j’avais besoin d’entendre. Elle avait toujours été jalouse du temps que je passais avec mon ex-copain, et avait tendance à être elle-même un peu folle d’exercice et de régime. » « J’ai appelé ma grande sœur pour avoir un peu de recul. Elle m’a aidée à comprendre que les disputes que mon ex-copain et moi avions, étaient dues à de vrais problèmes dans notre relation et que le vrai problème était que nous n’étions pas faits l’un pour l’autre. Je me suis sentie triste après notre conversation, mais j’ai réalisé que la rupture n’était pas de ma faute. Je suis encore un peu trop préoccupée par mon alimentation et mes exercices, mais j’y travaille. »

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L’histoire de Nina : « J’ai décidé de partager ma chambre avec une amie cette année. Même si je ne la connaissais pas très bien au départ, j’ai pensé que nous pourrions bien nous entendre en tant que colocataires. Mais après quelques semaines de cohabitation, j’ai commencé à remarquer que ma colocataire avait de sérieux problèmes avec l’image corporelle et l’alimentation. Elle n’est pas du tout en surpoids, mais elle se plaint constamment d’être trop grosse et montre du doigt ses « zones à problèmes ». Lorsque nous mangeons ensemble, elle ne mange que de la salade sans sauce ou prétend ne pas avoir faim. Moi aussi, j’ai commencé à me sentir mal dans mon corps. J’ai envisagé de faire un régime et même de rejoindre ma colocataire pour ses exercices quotidiens. »   « Je parlais à ma mère l’autre jour et je lui ai parlé de la situation avec ma colocataire. J’étais un peu inquiète de lui en parler car elle a toujours eu ses propres problèmes de poids et m’a parfois mis la pression à ce sujet. Mais j’ai été surprise et vraiment encouragée de l’entendre me dire qu’elle pensait que j’étais dans une situation difficile. Parler avec elle m’a aidé à réaliser que je dois faire face à cette situation par moi-même et que je ferais mieux de ne pas passer autant de temps avec ma colocataire et d’essayer plutôt d’entrer en contact avec des personnes qui se sentent plus à l’aise avec ce qu’elles sont. »

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Nous vous avons présenté des exemples de situations qui ont bien fonctionné, mais nous sommes conscients que toutes les situations que vous rencontrez dans votre vie ne se passent pas forcément aussi bien. Dans les situations que nous avons présentées, ces femmes ont cherché à rencontrer de nouvelles personnes avec les mêmes centres d’intérêt, ont cherché du soutien auprès de leur famille et de leurs anciens amis afin de les aider à faire face aux épreuves qu’elles rencontraient. Nous vous encourageons à réfléchir à la façon dont votre propre système de soutien social a pu changer au fil du temps et aux nouvelles façons de chercher du soutien.

Le soutien social au fil du temps

Il faut se demander si le soutien de votre ami encourage un comportement et une attitude « saine ». Il arrive que des conseils qui semblent encourageants sur le moment ne le soient plus autant après réflexion. Voici un exemple qui montre qu’un ami bienveillant, même s’il a de bonnes intentions, peut parfois donner de mauvais conseils :

« Je passais une journée épouvantable. Je me sentais grosse. Je l’ai dit à mon amie Louise et elle a tout à fait compris ce que je ressentais. Elle m’a promis de m’aider à suivre religieusement mon régime. »

Lorsque vous vous sentez mal à propos de votre image corporelle ou que vous avez des difficultés avec votre alimentation et/ou votre activité physique, à qui parlez-vous ? Prenez un moment pour écrire dans votre journal personnel à qui vous parlez pour obtenir du soutien, ce qu’ils disent et comment ils vous écoutent.

Vous sentez-vous soutenue par ce que vos proches disent et font ?

Oui : Merveilleux ! Vous êtes capable d’utiliser votre réseau de soutien dans les moments difficiles. Voici quelques suggestions supplémentaires pour trouver du soutien :

  • Pensez à ce que vous attendez de vos proches et demandez-leur clairement.
  • Tendez la main à de nouvelles personnes.
  • Réfléchissez à qui peut vous aider à répondre à vos besoins (n’oubliez pas que personne ne peut être utile dans toutes les situations). 

Voici quelques suggestions d’endroits où trouver un soutien social :

  1. Ami
  2. Colocataire
  3. Membres de la famille
  4. Enseignants
  5. Membres religeux
  6. Associations
  7. Voisins

Non : Ce n’est pas surprenant. Il arrive que les personnes (même avec les meilleures intentions), puissent nous donner des conseils qui finissent par nous enfoncer encore plus dans le problème.

  • Réfléchissez à ce que vous attendez des personnes et demandez-leur clairement.
  • Tendez la main à de nouvelles personnes.
  • Déterminez qui est en mesure de vous aider à répondre à vos besoins (n’oubliez pas que personne ne peut être utile dans toutes les situations). 

Voici quelques suggestions d’endroits où trouver un soutien social :

  1. Ami
  2. Colocataire
  3. Membres de la famille
  4. Enseignants
  5. Membres religeux
  6. Associations
  7. Voisins

Les réseaux sociaux

Le but de cette section est de :

1. Vous sensibiliser à l’impact que les réseaux sociaux ont sur vous.

2. Vous aider à développer des stratégies pour réduire l’impact des réseaux sociaux sur votre perception de votre corps (si vous pensez ou trouvez que les réseaux sociaux ont un mauvais effet sur vous).

Nous voulons que vous puissiez apprécier les réseaux sociaux sans qu’ils servent de déclencheur à un sentiment d’insatisfaction. Nous vous proposerons également des moyens d’éviter de vous exposer à des images qui vous font vous sentir mal et nous vous demanderons de faire un petit pas pour vous libérer de l’influence négative de ces réseaux. Il est important d’apprendre à gérer et observer les sentiments négatifs s’ils se manifestent. Devenir un meilleur consommateur de réseaux sociaux est une chose difficile à faire. Toutes les suggestions suivantes que vous intégrerez dans votre vie seront un pas dans la bonne direction.

Les réseaux sociaux jouent un rôle important dans nos vies : ils sont amusants, informatifs, divertissants et font partie de notre vie sociale. Malheureusement, de nombreuses personnes se sentent mal dans leur peau après avoir vu des images de corps « parfaits » sur les réseaux sociaux. La plupart des photographies sont soigneusement conçues et montées pour mettre en valeur un certain corps, un corps irréaliste et inatteignable même pour le mannequin le plus mince (même après une opération de chirurgie esthétique).

En réalité, moins de 5 % des personnes ont la taille et la forme des personnes que l’on voit sur les réseaux sociaux. Nous ne pouvons pas atteindre le corps que nous voyons sur les réseaux, de même que nous ne pouvons pas nous rendre plus grands. Et pourtant, le message caché est que si nous n’avons pas le corps « idéal » selon la norme culturelle, c’est en quelque sorte notre faute.  Les réseaux sociaux envoient constament ce message. Ils véhiculent des images de corps « parfait » de manière tellement constante qu’il est facile d’oublier que ces images ne sont pas réelles.

Pour illustrer à quel point il est facile d’être influencé par les réseaux sociaux, citons l’exemple de Jennifer Aniston, dont la popularité grandissante, faisait que de nombreuses jeunes femmes se coupaient les cheveux pour avoir la même coupe. Est-ce que quelque chose comme cela vous est arrivé ? Vous écoutez la radio et vous vous retrouvez à chanter un jingle publicitaire des heures plus tard. Les médias et en particulier les réseaux sociaux influencent nos opinions, nos valeurs et nos choix de manière insconsciente.

Comment la télévision peut modifier le standard de beauté ?

Anne Becker, de la Harvard Medical School, a étudié l’effet de la télévision sur les jeunes femmes vivant aux Fidji. Avant 1995, la télévision n’existait pas dans la plupart des foyers des Fidji, une petite nation d’îles du Pacifique Sud.

Avant l’arrivée de la télévision sur l’île principale de Viti Levu, les troubles alimentaires étaient rares. En fait, avoir un corps rond et dodu était souhaitable selon la culture fidjienne. Se faire dire que l’on a pris quelques kilos en trop était littéralement pris comme un compliment par la plupart des Fidjiens. Mais les choses ont changé lorsque la télévision est devenue disponible sur l’île.

Le Dr Becker et ses collègues ont mené des enquêtes un mois après l’introduction de la télévision (1995), puis à nouveau trois ans plus tard (1998). Ils ont constaté que le nombre de jeunes filles qui s’étaient fait vomir pour contrôler leur poids était passé de 3 à 15 % et que le pourcentage de jeunes filles ayant obtenu un score élevé à une mesure du risque de troubles alimentaires était passé de 13 à 29 %.

Le Dr Becker a constaté qu’en 1998, 69 % des filles ont déclaré avoir essayé de suivre un régime, une pratique pratiquement inconnue avant 1995 !

Lorsque les jeunes filles fidjiennes voyaient des actrices à la taille fine et à forte poitrine, elles voulaient leur ressembler. Certaines filles allaient jusqu’à changer d’attitude, de coiffure, d’exercice et d’alimentation.

Plus récemment, un article met en evidence que l’utilisation d’instagram pourrait être un facteur de risque au développement d’un trouble du comportement alimentaire (Melioli et al., 2018).

Outre les réseaux sociaux, les médias traditionnels (comme la télévision) continuent de jouer un rôle important dans les attitudes, les sentiments et les comportements des individus en matière d’image corporelle (Levine & Murnen, 2009) bien qu’ils soient de moins en moins utilisés contrairement aux réseaux sociaux (Twenge, Martin, & Spitzberg, 2019). Il est donc important de pouvoir développer une aptitude critique envers les images irréalistes présentées sur les différents médias et notamment sur les réseaux sociaux (Paxton & al., 2021).

Comment puis-je réduire l’effet des normes de poids et de forme sur mon image corporelle ?

La première étape pour apprendre à se libérer de l’acceptation des normes de beauté véhiculées par les réseaux sociaux consiste à les critiquer, à développer un œil critique et un esprit de questionnements.

Lorsque vous regardez des images sur les réseaux sociaux, posez-vous les questions suivantes :

Comment est-ce que je me sens quand je regarde ces images ?

Les personnes ressemblent-elles vraiment à cela dans la vie réelle ?

Est-ce que j’ai envie d’essayer de changer l’impact de cette image sur moi ?

Réfléchissez à la publicité suivante :

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Voyons comment Camille a d’abord répondu à ces questions…

Réponses de Camille

Comment est-ce que je me sens quand je regarde ces photos ?

Lorsque je vois des images comme celle-ci, j’ai l’impression que si je pouvais ressembler à cette femme, tout irait mieux dans ma vie. Je veux être comme elle. Je voudrais avoir sa vie. Je ne pourrais jamais porter un bikini comme celui-là. Son corps et sa vie semblent si parfaits.

Les femmes ressemblent-elles vraiment à ça dans la vraie vie ?

Quelques-unes peut-être, mais la plupart non. Si c’est le cas, elles ne font probablement pas souvent de dîners entre amis…

Voulez-vous essayer de changer l’impact de cette image sur vous ?

Oui ! Je n’aime pas que cette image me fasse penser que je suis inadéquate d’une certaine manière…

Si la réponse à la dernière question est oui, vous pouvez utiliser certaines des stratégies de « remise en question des pensées » que vous avez apprises précédemment. Les mêmes stratégies s’appliquent ici.

Par exemple, Camille pourrait penser : « Bien sûr, je peux aller à la plage si je le veux… J’ai beaucoup de jolis maillots de bain que je porte quand j’y vais. Bien sûr, elle a l’air mince : elle est mannequin ! C’est son métier. Quand je vais à la plage, j’aime passer du temps avec mes amis. Elle passe sûrement la plupart de son temps à faire du sport et à s’affamer… Je préfère consacrer mon temps à des activités qui me plaisent plutôt que de m’inquiéter de ressembler à elle. »

Éviter les messages médiatiques négatifs

Certaines personnes trouvent difficile de remettre en question les normes de beauté présentées par les réseaux sociaux. À d’autres moments, elles ont l’impression de pouvoir contester une image, mais sont dépassées lorsqu’elles sont confrontées à un flot d’images de ce type.

Il est impossible d’éliminer complètement les réseaux sociaux de notre vie et nous ne le voudrions pas. Cependant, si vous trouvez que certains réseaux sociaux ou comptes que suivez sur les réseaux sociaux vous font constamment vous sentir mal dans votre peau, vous pouvez réduire votre exposition à certains comptes ou réseaux sociaux. Par exemple, il peut être utile d’éviter de suivre les comptes d’influenceurs qui exposent leurs corps particulièrement minces et/ou musclés tous les jours.

Oriane partage avec nous un changement qu’elle a opéré :

« L’autre jour, je suis allée au salon pour me faire couper les cheveux. Je me sens toujours un peu mal à l’aise dans ce cadre ; il y a tant de lumières et de miroirs. Comme la plupart des personnes, j’ai pris un magazine dans la salle d’attente. Mais cette fois-ci, au lieu de prendre un magazine de mode, j’ai pris le magazine Geo. C’était agréable de ne pas avoir à regarder tous ces mannequins. »

Réagir aux messages négatifs véhiculés par les médias et réseaux sociaux

Enfin, si les images qui glorifient la minceur vous offensent, protestez-les. Boycotter les produits faisant l’objet de publicités choquantes peut vous donner du pouvoir. Encourager vos amis à faire de même peut être encore plus valorisant. Vous pouvez écrire une lettre de plainte à une entreprise qui présente les individus sous un jour malsain et irréaliste. Voyez si des personnes de votre entourage sont également choquées par le message et écrivez une lettre commune.

Les lettres de protestation comptent. Par exemple, Campbell Soup a arrêté une campagne publicitaire après que des téléspectateurs se soient plaints que la publicité encourageait les jeunes femmes minces à perdre du poids. N’oubliez pas de soutenir les organisations qui font l’effort d’utiliser de « vrais » corps dans leurs publicités ! Plus récemment, des photos en bikini d’Amanda Hendrick, la top model britannique de 21 ans viennent d’être purement et simplement bannies par l’agence qui régule les publicités en Angleterre, car jugées « socialement irresponsables ».

Réflexions finales

Il est difficile de contester efficacement les standards de beauté présentés par les réseaux sociaux. Nous sommes constamment confrontés à des images « irréalistes et malsaines ». Vous devez être attentif à la façon dont les images vous affectent. Lorsqu’elles vous font vous sentir mal, rappelez-vous de remettre en question ces pensées. Si vous vous sentez bloqué ou submergé par le nombre d’images qui vous bombardent, réduisez votre exposition à celles-ci. Si vous êtes offensé par les images, protestez-les.

Remettez en question votre propre désir de ressembler aux images que vous voyez.

Invitez vos amis à remettre en question les messages cachés véhiculés par les réseaux sociaux.

En regardant ces images avec conscience, vous serez moins susceptible de succomber à la pression succitée par ces images. L’objectif est de réduire l’influence négative de ces normes de beauté afin que vous puissiez profiter des réseaux sociaux pour leur coté divertissant et informatif.

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Que faire en cas de rechute ?

Chaque fois que vous essayez de modifier un comportement, qu’il s’agisse de manger, de faire de l’exercice ou d’autre chose, les revers sont fréquents. Considérez le scénario suivant :

Vous avez déjà fait un excellent travail en mangeant régulièrement, en essayant de ne pas faire de régime et d’éviter le terme d’« aliments interdits ». Vous apprenez qu’il y aura une grande fête dans deux semaines et vous réalisez qu’un homme (ou une femme) que vous avez repéré sera là et vous voulez vraiment l’impressionner. En un rien de temps, vous vous retrouvez à sauter des repas, à faire de l’exercice tous les jours à succomber à la tentation de manger une pizza tard le soir…

Si vous avez déjà connu de tels revers, il est important de savoir comment « remonter la pente ». Ce n’est pas aussi difficile qu’il n’y paraît, à condition que vous soyez prêt à déterminer où vous avez fait fausse route et ce qui a conduit à ce revers. Peut-être vos objectifs étaient-ils irréalistes, ou des difficultés inattendues sont apparues. Quoi qu’il en soit, votre tâche consiste à identifier ces facteurs et à réviser le plan pour atteindre votre objectif.

Voyons comment Amandine a géré ses faux pas…

Gérer les faux pas

Objectif d’Amandine concernant l’image corporelle : Je ne critiquerai pas mon apparence ni celle des autres.

Amandine était en train de sortir avec quelques amies lorsque l’une d’entre elles a commencé à se moquer de l’apparence d’une autre femme en maillot de bain sur la plage. Amandine s’est rendu compte de son faux pas lorsqu’elle s’est jointe à elles et s’est également moquée de l’autre femme.

Voici comment elle a décidé de gérer ce faux pas :

1.         Elle a reconnu que se critiquer ou critiquer les autres n’était pas ce qu’elle voulait faire.

2.         Elle s’est rendu compte qu’elle critiquait les autres parce qu’elle ne se sentait pas à l’aise dans son propre maillot de bain et qu’elle ne voulait pas se sentir exclue de la conversation.

3.         Elle s’est rappelée que les apparences ne sont pas ce qui rend une personne intéressante ou précieuse dans la vie.

4.         Elle a appelé l’une de ses amies de l’incident de la plage et a discuté du fait qu’elle se sentait mal à l’aise dans son propre corps et qu’elle se sentait mal, rétrospectivement, d’avoir essayé de se sentir acceptée aux dépens de quelqu’un d’autre.

5.         Elle a décidé d’être plus ouverte avec ses amies (celles en qui elle avait confiance) et de leur faire part de ses sentiments lorsqu’ils critiquent les autres.

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Objectif d’Amandine en matière d’alimentation : Je vais prendre des repas réguliers.

Amandine se débrouillait bien en prenant des repas réguliers, mais elle a commencé à sauter le petit-déjeuner pour faire de l’exercice, puis à trop manger au milieu de l’après-midi.

Voici comment elle a décidé de gérer ce faux pas :

1.         Elle a décidé de réapprovisionner la cuisine avec des aliments qu’elle aimait manger le matin.

2.         Elle a fait un plan spécifique qui indiquait qu’elle prendrait le petit déjeuner chaque jour avec quelqu’un jusqu’à ce qu’elle se sente confiante de pouvoir le prendre toute seule.

3.         Si elle manquait le petit-déjeuner, son plan de secours était de prendre une collation en fin de matinée et de ne pas sauter le repas de midi.

4. Elle a décidé de prendre une collation en milieu d’après-midi pour compenser ce qu’elle avait manqué au petit déjeuner.

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Objectif d’Amandine en matière de sport : Je ferai de l’exercice au moins 3 fois par semaine.

Une semaine, Amandine était très occupée et a manqué deux des séances d’exercices prévues. Elle s’est sentie vaincue et a renoncé complètement à faire du sport la semaine suivante.

Voici comment elle a décidé de gérer ce faux pas :

1.         Amandine a reconsidéré les raisons pour lesquelles elle voulait faire de l’exercice : pour se sentir en bonne santé et apprécier son corps.

2.         Elle a examiné les types d’exercices qu’elle faisait et s’est demandé si elle aimait vraiment les faire. Elle a ensuite décidé de varier ses exercices et de faire moins d’exercices solitaires.

3.         Elle a établi un programme sportif réaliste pour les semaines à venir (c’est-à-dire qu’elle a prévu de faire de l’exercice une ou deux fois pendant quelques semaines jusqu’à ce qu’elle soit mentalement et physiquement prête à faire de l’exercice trois fois par semaine).

4.         Elle a trouvé un compagnon d’exercice pour faire de l’exercice avec elle selon un horaire régulier.

5.         Elle a compris qu’il n’y a pas de mal à manquer une séance d’exercice de temps en temps et que les objectifs sont des lignes directrices pour vous aider à atteindre quelque chose, et non des règles pour vous faire vous sentir mal dans votre peau.

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Maintenant que vous avez vu comment Amandine a choisi de faire face aux rechutes, réfléchissez aux faux pas que vous avez vécu en essayant d’atteindre vos propres objectifs, et prenez le temps d’élaborer un plan pour faire face à ces faux pas. Vous trouverez peut-être utile de revoir les sections du programme qui traitent des types de difficultés que vous avez rencontrées. Si vous vous sentez à l’aise, partagez avec le groupe de discussion la façon dont vous prévoyez de surmonter un faux pas particulier que vous avez rencontré (sans oublier les succès que vous avez également connus !).

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Prochaines étapes

Avant la fin de cette session, nous aimerions vous inviter à profiter de cette occasion pour réfléchir au niveau de soutien dont vous disposez dans votre vie. Si vous vous sentez à l’aise, prenez contact avec le groupe de discussion et décrivez les types de soutien dont vous avez besoin dans votre vie et où vous en êtes dans la création du système de soutien dont vous avez besoin. Bonne chance !

Un temps de réflexion : Comment je m’en sors ?

De temps en temps, il est bon de réfléchir à ce que vous avez fait pour améliorer votre image corporelle, vos habitudes alimentaires et votre activité physique. Nous vous avons demandé de revoir les objectifs que vous vous étiez fixés et si vous ne l’aviez pas fait, nous vous avons encouragé à le faire. Le moment est venu pour vous de revoir vos objectifs spécifiques et de réfléchir à vos progrès.

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Le mot de la fin

Félicitations pour avoir terminé le programme ! Nous espérons que vous continuerez à utiliser les compétences que vous avez acquises pour maintenir vos comportements sains et une image corporelle positive. Nous avons été ravis de vous compter parmi les participants du programme et nous vous souhaitons bonne chance pour la suite ! Consultez le forum de discussion pour partager vos réflexions sur ce que vous avez appris au cours des dernières semaines !

Merci de ce voyage avec nous durant ces semaines !

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Dites-nous ce que vous avez pensé de la session dans les commentaires !

 

2 réflexions au sujet de « SESSION 9 (Groupe M) »

  1. La partie « que faire en cas de rechute » est top du fait de la grande bienveillance qui en ressort. Il s’agit de ma partie préférée de cette session.

    En lisant la partie « les réseaux sociaux » par contre je me suis rendu compte que je ne me sentais pas vraiment concernée par ce problème (je ne suis pas souvent face à ce genre de contenu). Du coup, malgré la pertinence de cette partie, elle a été un peu longue pour moi qui ne m’y retrouvais pas forcément.

  2. Je me sens bien entourée au niveau de ma famille et de mes amis. Certains d’entre eux me motivent à faire du sport. Parfois je le vois un peu comme un défis à relever. Ou alors, comme une sortie entre amis, malgré le fait que je ne veuille pas faire de sport, ils me motivent et je sais que je passerai un bon moment avec eux. Lorsque ma soeur ou ma mère me font des remarques, ce n’est jamais méchant et c’est constructif, ça me donne envie de me dépasser, sans me déprimer.

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