SESSION 4 (Groupe M)

Bienvenue dans cette nouvelle session !

Nous vous avons fait passer par divers chemins la semaine dernière et nous espérons que vous avez appris des choses. Même s’il peut sembler difficile de faire face aux questions qui se posent dans ces différentes lectures, n’oubliez pas que l’amélioration est un processus difficile. C’est formidable que vous suiviez le programme et que vous vous consacriez du temps.

Voici ce que nous allons aborder dans cette session :

  • Travailler avec le journal personnel
  • Défier les pensées négatives
  • L’activité physique
  • Développer un programme d’activité physique
  • Adopter un nouveau point de vue
  • Mon corps en action
  • Pourquoi les régimes ne fonctionnent pas
  • S’engager à ne pas faire de régime
  • Lecture de la session 4

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Travailler avec le journal personnel

Au cours des deux dernières séances, vous avez consigné vos déclencheurs, vos pensées et vos sentiments dans votre journal personnel. L’étape suivante consiste à réfléchir à vos écrits, en gardant quelques éléments à l’esprit :

  • Que remarquez-vous dans vos écrits ?
  • Y a-t-il des constantes ? Peut-être remarquez-vous que chaque fois que vous mangez un fast-food avec vos amis, vous vous sentez mal à propos de vos choix alimentaires. Ou peut-être qu’aller courir ou faire du yoga vous fait vous sentir bien dans votre corps.

Portez une attention particulière aux types de déclencheurs que vous remarquez.

  • Le déclencheur est-il un lieu, une personne ou une situation ? Par exemple, le déclencheur est-il le fait d’être dans une boulangerie ?      
  • Ou peut-être le déclencheur est-il le fait de parler à une personne particulière. Par exemple quand vous êtes avec votre sœur ?
  • Ou encore une situation ou un contexte particulier ? Par exemple quand vous êtes à la salle de sport ?
  • Avez-vous constaté que les déclencheurs sont constants ? Par exemple, qu’une situation particulière déclenche toujours des sentiments négatifs ?  Ou seulement de temps en temps, peut-être lorsque vous êtiez de moins bonne humeur.
  • Quels types de déclencheurs voyez-vous le plus souvent dans votre journal personnel ?

Maintenant que vous comprenez mieux quels sont vos déclencheurs, voyons ce que vous pouvez faire. Parfois nous réagissons positivement aux déclencheurs et parfois nous réagissons négativement. Lorsque vous réagissez négativement aux déclencheurs, vous avez trois possibilités :

  • Vous pouvez éviter le déclencheur.
  • Vous pouvez changer le déclencheur en quelque chose de positif.
  • Vous pouvez modifier votre interprétation (votre pensée) du déclencheur.

Par exemple, vous ne vous sentez pas bien après avoir consulté Instagram. Que pensez-vous pouvoir faire à ce sujet ? Quelques suggestions :

  • Ne plus regarder Instagram (évitez le déclencheur) !
  • Au lieu de regarder Instagram et de vous sentir mal dans votre corps, apprenez à critiquer les images irréalistes présentées sur les réseaux sociaux et n’utilisez pas ces images comme votre idéal corporel.

Voici l’occasion d’appliquer les stratégies que vous venez d’apprendre.

Parmi les déclencheurs que vous avez énumérés, y en a-t-il un que vous pouvez changer ou éviter ? Choisissez l’un de vos déclencheurs et écrivez dans votre journal personnel comment vous pourriez changer ou éviter ce déclencheur à l’avenir. Qu’en est-il des déclencheurs que vous ne pouvez ni changer ni éviter ? Votre interprétation des déclencheurs doit être modifiée.

Nous en apprendrons davantage à ce sujet dans la prochaine section intitulée : Remettre en question vos pensées négatives.

Pourquoi l’évitement n’est peut-être pas la solution ?

Éviter certains déclencheurs peut parfois être utile mais ce n’est que rarement le cas.

Les recherches montrent que regarder des images de corps « irréalistes » sur les réseaux sociaux renforcent les idéaux stéréotypés de beauté et que les personnes qui consultent ces images éprouvent des pensées et des sentiments négatifs durables concernant leur image corporelle. En bref, ces images font que de nombreuses personnes se sentent mal dans leur peau et ce sentiment ne disparaît pas après avoir fermé l’application du réseau social en question.

Par exemple, est-il vraiment utile de rester dans les parages si les personnes qui vous entourent se livrent à des discussions sur le poids ou sur l’apparence corporelle ? Vous pouvez choisir de vous éloigner, de changer de sujet ou d’attaquer le problème de front et de montrer l’exemple en adoptant une attitude plus positive les uns envers les autres. Jouez un rôle actif en décidant de l’environnement qui vous permettra de vous sentir heureux et à l’aise !

Éviter d’autres déclencheurs est moins évident et peut même s’avérer problématique si vous les évitez complètement.

Disons que vous vous sentez vraiment mal à l’aise dans un maillot de bain. Ne jamais porter de maillot de bain renforce les pensées négatives associées au port du maillot de bain. Cela signifie que le maillot de bain a de plus en plus de pouvoir sur votre humeur et votre comportement. Voulez-vous vraiment qu’un maillot de bain ait autant de contrôle sur votre vie ? Nous ne disons pas que ce sera facile mais si vous vous entraînez à en porter un et que vous faites de petits pas, vous finirez par être capable de marcher sur la plage avec un sourire sur le visage et de vous concentrer sur l’expérience plutôt que sur les pensées corporelles.

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À vous de jouer ! : Qu’avez-vous trouvé ?

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Défier les pensées négatives

Pour apprendre à remettre en question vos pensées négatives, vous devez comprendre comment vos pensées influencent vos sentiments et votre comportement. La plupart des personnes sont conscientes que leurs sentiments peuvent exercer une grande influence sur leur comportement. Elles ne sont pas aussi nombreuses à réaliser que ce qu’elles ressentent est fortement influencé par ce qu’elles pensent.

Imaginez le scénario suivant : Deux femmes sont assises à une table et discutent. Un homme passe, visiblement pressé et fait une grimace en passant devant leur table. Une des deux femmes se sent très offensée, l’autre est amusée. Pourquoi ces deux femmes ont-elles des sentiments si différents face à un même comportement ? La première femme pense peut-être: « Il me regarde et pense que je suis grosse ». La deuxième femme pourrait penser : « Il a l’air désorganisé et préoccupé. Quelle vie ! »

Comme vous pouvez le constater, la façon dont vous interprétez et vous expliquez les événements de vie (c’est-à-dire la façon dont vous pensez !) influencera ce que vous ressentez.

Comment remettre en question les pensées négatives ?

Remettre en question vos pensées négatives n’est peut-être pas aussi facile qu’il y paraît, car il est souvent très difficile de changer notre façon de penser. Voici comment on s’y prend. Ce qu’il faut comprendre, c’est que les pensées négatives sont souvent très partiales (contre vous !) et ne tiennent pas compte d’autres façons importantes (et tout aussi valables) de comprendre la même situation.

La remise en question de vos pensées négatives se fait en 5 étapes :

1. Identifiez la pensée exacte que vous avez. Il s’agit de déterminer quelle pensée spécifique vous avez et qui contribue à votre sentiment négatif.

2. Dressez la liste de toutes les preuves objectives qui soutiennent cette pensée. La clé est le mot « objectif ». Les pensées et les sentiments ne sont pas objectifs, ce sont « juste » des pensées et des sentiments. Énumérez tout ce que vous pouvez pointer du doigt et qu’une autre personne (peut-être un ami) pourrait identifier différemment.

3. Dressez la liste de toutes les preuves objectives qui jettent un doute sur cette pensée. Cette étape peut être un peu plus difficile, car si vous pensiez déjà à ces preuves, vous n’auriez probablement pas eu la pensée négative en premier lieu ! Là encore, il est parfois utile de penser aux preuves qu’un bon ami trouverait pour contrer cette pensée.

4. Tirez une conclusion raisonnable en vous basant sur les preuves pour et contre la pensée. Réfléchissez aux points 2 et 3 et utilisez ces preuves pour réévaluer votre pensée initiale. Vous n’êtes pas obligé de croire cette conclusion à 100 %, mais vous devez être juste en la formulant.

5. À la prochaine occasion, agissez d’une manière cohérente avec cette conclusion. Rappelez-vous, pensées → émotions/sentiments → comportement. Nous voulons que vous ayez l’occasion de changer vos pensées et donc vos sentiments, vos pensées et votre comportement.  Même si vous ne croyez pas entièrement à vos pensées la première fois, plus vous agissez d’une manière cohérente avec vos nouvelles pensées, plus vous êtes susceptible d’y croire et de vous sentir mieux !

Remettre en question vos pensées négatives n’est pas la même chose que « penser positivement » ! Nous vous demandons de développer une vision plus équilibrée et plus juste de vous-même.

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La pensée de Victor

Prenons un exemple tiré du journal de Victor.

Pendant une séance de sport, Victor remarque qu’il se compare défavorablement aux autres hommes.

1. Identifiez la pensée : « Je ne serai jamais en aussi bonne condition physique et musclé que les autres. Je n’aurais pas dû manger cette quantité de frites hier ».

2. Preuves pour (la pensée) : « Il est vrai que manger des frites peut entraîner une prise de poids si j’en mange trop. De plus, ma condition physique n’est pas aussi bonne que je le voudrais »

3. Preuves contre (la pensée) : « J’ai été en meilleure condition physique dans le passé. Il n’y a aucune raison de croire que je n’atteindrai pas le même niveau à l’avenir. Manger une grande quantité de frites occasionnellement ne changera pas ma condition physique ou mon poids. »

4. Conclusion raisonnable : « Ce n’est que si je mange très régulièrement des frites et en grande quantité qu’elles influenceront ma condition physique ou mon poids. Bien sûr, il y a d’autres personnes dans la classe qui sont en meilleure condition physique, mais je ne sais pas combien et à quelle fréquence ces personnes font du sport ! En ce qui me concerne, je suis en assez bonne condition physique. Ce n’est pas parce que je ne suis pas au top de ma forme aujourd’hui que je ne serai pas en meilleure forme à l’avenir. Si je me dis que je ne pourrai jamais manger des choses comme des frites, je risque de me préparer à en avoir envie et à trop manger ou à perdre le contrôle lorsque j’en mangerai. »

5. Agissez en cohérence avec votre conclusion : « La prochaine fois que je serai à la salle de sport, je vais travailler uniquement à atteindre mes propres objectifs et ne pas me comparer aux autres. Je vais peut-être limiter ma consommation d’aliments comme les frites, mais je ne vais pas éviter d’en manger complètement. »

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Rappel :

1.         Identifiez la pensée.

2.         Trouvez des preuves de cette pensée.

3.         Trouvez des preuves contre cette pensée.

4.         Parvenez à une conclusion raisonnable.

5.         Agissez d’une nouvelle manière qui soit cohérente avec votre conclusion.

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L’expérience de Clara

Pour un autre exemple, prenons en un tiré du journal de Clara.

Clara fait du shopping avec une amie. Malheureusement, ses pensées négatives l’empêchent de passer une bonne journée.

1. Identifiez la pensée : « Tout ce que j’essaie me grossit. Je ne trouverai jamais une nouvelle tenue. Je suis destinée à porter des pantalons larges pour toujours ! »

2. Preuve pour (la pensée) : « Les trois dernières tenues que j’ai essayées ne m’allaient pas ».

3. Preuve contre (la pensée) : « J’ai plein de tenues à la maison qui me vont bien. Ce n’est pas parce que les tenues que j’ai essayées aujourd’hui ne m’allaient pas que je ne trouverai pas quelque chose qui m’aille bien. Les vêtements de ce rayon du magasin ne correspondent pas mon style. Ce n’est pas parce que mon amie a dit qu’elle n’aimait pas la dernière tenue que je portais qu’elle pense que je suis grosse. »

4. Conclusion raisonnable : « C’est vrai que ces tenues ne me vont pas très bien. Mais c’est parce que ce n’est pas mon style. Il y a plein de choses que je peux acheter et qui m’iront bien si je prends le temps de les trouver. »

5. Agissez en cohérence avec votre conclusion : « Je vais aller dans un autre rayon du magasin qui a des vêtements qui me vont mieux. Personne n’est beau dans tous les types de vêtements. Je dois trouver ce qui me convient. »

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Activité physique

Le plus difficile quand on fait du sport, c’est de commencer à établir un programme hebdomadaire que l’on peut respecter, mais sans en faire trop et à s’en rendre malade. Une fois que vous aurez élaboré votre programme sportif, rappelez-vous ces éléments pour vous aider à vous motiver et à rester motivé !

Essayez de rendre l’activité amusante !

Il existe une infinité de façons de faire de l’exercice : marcher, faire du vélo, nager, danser, skier, faire du jogging, faire des sports collectifs… vous voyez le tableau. L’important est de choisir des activités qui vous plaisent et d’essayer de considérer cet exercice comme une récompense ou une pause dans votre journée. Rejoignez peut-être une équipe ou un club où vous avez hâte de vous retrouver avec vos coéquipiers. Si vous aimez écouter de la musique, choisissez des chansons qui vous motiveront ! Avec vos activités préférées en tête, il vous sera plus facile de passer de l’idée de faire du sport à sa réalisation.

Faites-en une routine

Essayez de prévoir du temps pour faire du sport comme vous le feriez pour un cours ou un rendez-vous. Choisissez des moments dans la semaine où vous savez que vous pouvez le faire et vous y tenir. Il sera ainsi plus facile de planifier et de prévoir du temps pendant les périodes chargées de l’année. Si vous avez une semaine chargée, n’oubliez pas que vous pouvez changer votre routine. Mais essayez quand même de rester actif pendant le temps dont vous disposez. Le sport peut être un excellent moyen de lutter contre le stress !

Portez des vêtements dans lesquels vous vous sentez à l’aise

De nombreuses personnes n’aiment pas faire du sport parce qu’elles sont gênées par leur apparence lorsqu’elles font du sport. Évitez ce piège et portez quelque chose qui vous rend moins mal à l’aise et surtout, quelque chose dans lequel vous vous sentez confortable !

Trouvez un compagnon

Avoir un partenaire de sport peut être utile pour la motivation. Cela peut aussi rendre l’exercice plus amusant. Essayez de parler de vos objectifs sportifs ; vous serez peut-être plus enclin à les respecter une fois que vous les aurez partagés avec un ami. De plus, les jours où vous vous sentez fatigué, vous pouvez compter sur votre partenaire pour vous encourager à faire du sport quand même et les jours où votre partenaire est fatigué, vous pouvez faire de même pour lui.Vous ne voudrez pas vous décevoir mutuellement !

Dormez suffisamment

Il est difficile de se motiver à faire du sport quand on est fatigué. Essayez d’adopter un mode de vie sain en dormant de 6 à 8 heures chaque nuit.

Continuez ainsi pendant quelques semaines !

Les 3 à 4 premières semaines sont les plus difficiles. C’est le moment le plus facile pour abandonner et jeter l’éponge. Faites de votre mieux pour persévérer pendant le premier mois et vous commencerez à voir et à ressentir les résultats ! Vous aurez plus d’énergie, vous commencerez à dormir plus profondément, vous serez capable de mieux vous concentrer, et vous remarquerez une différence lorsque vous vous regarderez dans le miroir ! Le fait de voir et de ressentir les résultats vous donnera envie de poursuivre votre programme sportif. Toutefois, si vous avez une mauvaise semaine et que vous ne pouvez pas faire autant de sport que prévu, ne vous sentez pas coupable ! Passez simplement à autre chose et reprenez votre programme sportif dès que possible.

Concentrez-vous sur ce qui vous fait du bien

Certaines personnes apprécient le « high » qu’elles ressentent lorsque les endorphines sont libérées à la fin d’une séance d’entraînement. D’autres aiment la tranquillité qu’elles ressentent lorsqu’elles font du sport. D’autres encore se réjouissent de la compagnie que leur procure le fait de courir à côté d’un ami et de bavarder.  Déterminez ce que vous aimez le plus dans l’exercice physique et concentrez-vous dessus. Le fait de vous souvenir des aspects positifs vous aidera à rester motivé de semaine en semaine. Bientôt, l’exercice physique fera partie intégrante de votre mode de vie !

Consignes de sécurité

Lorsque vous commencez un programme d’exercices, il est important de connaître certaines consignes de sécurité :       

  • Si vous commencez pour la première fois, vous devriez en parler à votre médecin et vous assurer que vous êtes en état de faire de l’exercice.
  • Portez des chaussures de bonne qualité et offrant un bon soutien. Assurez-vous d’avoir des vêtements d’exercice appropriés.
  • Évitez de manger juste avant de faire un exercice intense.
  • Échauffez-vous toujours avant de faire de l’exercice et reposez-vous toujours après l’exercice.
  • Commencez lentement et n’en faites pas trop. Fixez vos objectifs sur plusieurs mois, pas sur quelques jours.
  • Évitez de faire du sport dans des zones sombres ou isolées.
  • Réduisez l’exercice si vous êtes malade. Écoutez votre corps et si vous ne vous sentez pas bien, reposez-vous.
  • Ne mangez pas de chewing-gum pendant l’exercice.
  • Buvez beaucoup d’eau, surtout lorsqu’il fait chaud.
  • Ne portez pas de bijoux lorsque vous vous entraînez.
  • N’en faites pas trop !

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Le principe FITT

Pour avoir un programme sportif efficace, vous devez apprendre quelques concepts de base qui vous aideront à savoir si votre programme sera efficace pour vous. Un bon moyen de se souvenir de ces concepts est de connaître le principe FITT. Le principe FITT correspond à quatre facteurs : fréquence, intensité, temps et type. Passons en revue chacun de ces facteurs pour qu’ils aient plus de sens.

  • Fréquence : c’est le nombre de fois que vous vous entraînez par session.
  • Intensité : c’est la difficulté de l’exercice.
  • Temps : c’est la durée de l’exercice.
  • Type : c’est le type d’activité que vous pratiquez.

Un bon plan d’exercice

La plupart des personnes ont besoin d’un plan pour intégrer le sport dans leur vie. Sans ce plan, il est facile d’avoir un rapport déséquilibré avec le sport, soit en :

1.         En passant trop de temps à en faire ou

2.         En l’évitant complètement.

Un bon programme sportif doit être un programme :

  • Que vous aimez
  • Que vous êtes capable de faire pendant au moins 30 minutes.
  • Qui comprend une composante cardio
  • Que vous pouvez pratiquer régulièrement (ex : trois fois par semaine)
  • Qui est varié afin que vous ne vous ennuyiez pas.

Bon, c’est ici que vous devez vraiment faire attention : c’est la partie que la plupart des personnes manquent, ce qui a pour résultat qu’elles finissent par se sentir frustrées. Lorsque vous vous fixez des objectifs en matière de sport, il est important de commencer petit à petit pour atteindre le niveau de performance souhaité.

Faire des pauses

Tout au long de cette section, nous nous sommes concentrés sur la façon dont vous pouvez créer et respecter un programme sportif régulier. Mais il y a une chose que vous ne devez pas oublier : il est normal de faire des pauses. S’il y a des jours où tout s’accumule ou des jours où vous vous sentez mal, accordez-vous une pause, à vous et à votre corps. Le plus important est de ne pas vous sentir coupable. Sans ces pauses, vous risquez de vous épuiser et d’abandonner complètement. En cas de maladie ou de blessure grave, vous pouvez demander conseil à un professionnel de la santé.

Fixer des objectifs raisonnables

C’est maintenant votre tour. Nous aimerions que vous conceviez un programme sportif que vous pourrez suivre. Rappelez-vous ce que nous avons dit précédemment concernant la fixation d’objectifs sportifs. Il est important de commencer modestement et d’atteindre progressivement le niveau d’activité souhaité. Prenez un moment dans la semaine pour rédiger un calendrier possible pour votre programme. Le fait de l’écrire vous permettra d’y penser en termes concrets. Une fois que vous aurez rédigé des idées et des horaires précis, il vous sera plus facile de vous lancer. À moins que vous ne vous entraîniez pour un sport de compétition, nous vous recommandons de pratiquer vos exercices sportifs pendant une trentaine de minutes, trois fois par semaine. N’oubliez pas d’inclure un temps d’échauffement et de récupération. L’échauffement permet aux tendons de vos muscles de s’étirer, ce qui vous donne une plus grande souplesse. Le retour au calme renforce la souplesse de vos muscles en les étirant à nouveau. Avant de fixer vos propres objectifs, jetez un coup d’œil à ceux de Clara.

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Le programme sportif de Clara

Clara n’a pas fait de sport depuis qu’elle est rentrée à la fac. Depuis, elle a remarqué qu’elle ne se sentait pas en aussi bonne santé et qu’elle n’avait plus autant d’énergie qu’avant. Elle a également remarqué que son image corporelle se détériorait. Clara a élaboré ce plan en même temps qu’elle s’est lancée dans son programme de perte de poids.

Lundi

Natation (45 min.)

Montée d’escaliers (30 min.)

Mardi

Jogging (45 min.)

Machines de musculation (40 min.)

Mercredi

Natation (45 min.)

Montée d’escaliers (30 min.)

Jeudi

Jogging (45 min.)

Tennis (60 min.)

Vendredi

Montée d’escaliers (45 min.)

Machines de musculation (40 min.)

Samedi

Jogging (60 min.)

Tennis (60 min.)

Durée totale de l’exercice par semaine : 8 heures, 25 minutes

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Alors, qu’en pensez-vous ? Ce plan vous semble-t-il raisonnable ?

Oui : Ok – il faut qu’on parle. Bien que ce plan semble bon, il est beaucoup trop ambitieux pour quelqu’un qui n’a pas fait de sport depuis longtemps et qui ne s’entraîne pas pour un sport de compétition. Clara devrait commencer lentement et progressivement avant de se lancer dans un programme aussi rigoureux. Des exercices de cardio trois fois par semaine sont tout ce dont Clara a vraiment besoin pour sa santé ou pour maintenir son poids. Même si elle souhaite perdre du poids, le programme qu’elle s’est fixé est beaucoup trop ambitieux pour commencer.

Non : Nous convenons que c’est trop pour quelqu’un qui n’a pas fait de sport depuis longtemps. Comme vous le savez, Clara devrait s’entraîner lentement et progressivement avant de se lancer dans un programme aussi rigoureux. Clara ne s’entraîne pas pour une compétition ; alors pourquoi voudrait-elle passer autant de temps à s’entraîner ? Un peu de sport trois fois par semaine est tout ce dont elle a vraiment besoin pour sa santé ou pour maintenir son poids. Même si elle souhaite perdre du poids, le programme qu’elle s’est fixé est encore beaucoup trop ambitieux pour commencer.

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À vous de jouer ! : Quel est votre plan d’exercices ?

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Avoir une nouvelle perspective

Elsa et son petit ami ont rencontré des difficultés dans leur relation pendant environ un mois. Un après-midi, ils ont eu une grosse dispute et le petit ami d’Elsa lui a dit qu’il voulait rompre avec elle. Elsa s’est immédiatement sentie grosse et peu attrayante.

Elsa a identifié les déclencheurs suivants :

« Je me sens rejetée et j’ai déplacé mes sentiments négatifs sur mon corps. Il est plus facile de penser au fait d’être grosse et de mettre les difficultés de la relation sur le compte de mon poids que de penser à nos vrais problèmes et à la tristesse de la fin de notre relation. J’ai vu des amies se faire rejeter parce qu’elles n’étaient « pas attirantes » ou « grosses ». Peut-être que j’associe le fait de ne pas avoir de petit ami au fait d’être en surpoids. Je me souviens de la fois où mon petit ami a fait des commentaires sur mon poids et mes cuisses ».

Elsa acquiert une nouvelle perspective

Elsa doit adopter une nouvelle perspective pour faire face à son sentiment d’être grosse. Elle se pose la question suivante :

Q : « Est-ce que je ressentais la même chose à propos de mon corps avant d’être d’humeur négative ? »

R : « Je me sentais bien dans mon corps avant notre dispute. En fait, je trouvais que j’étais bien avant notre rencontre. Ce doit donc être la rupture qui a déclenché ce sentiment « d’être grosse ». J’ai remarqué que dès que quelque chose me contrarie, je commence à détester mon corps. »

Q : « Le fait de me sentir mal à l’aise dans mon corps signifie-t-il nécessairement qu’il n’est pas attirant ? »

R : « En ce moment, je ne me sens pas très attirante. Je ne pense pas que ce soit parce que je suis mal à l’aise avec mon corps, mais parce que je me sens rejetée. Je sais que mon corps était le même il y a une heure quand je me sentais bien. J’ai vraiment besoin d’arrêter de me focaliser sur mon corps et de décider comment je vais faire face à la fin de ma relation. Je pense que je vais appeler une amie. Elle m’aidera. »

Q : « Est-ce que je m’évalue uniquement en fonction de ce que je ressens dans mon corps ? »

R : « C’est difficile d’avoir une perspective adaptée en ce moment, mais je sais que je me suis sentie attirante quand je me sentais mieux et que j’étais moins triste. Pour l’instant, j’ai juste besoin de l’oublier et de me rappeler que la rupture n’a rien à voir avec mon poids. Cela fait un moment que nous ne nous entendons plus et que nous attendons des choses différentes d’une relation. »

Q : « Est-ce que quelque chose d’autre que mon corps me perturbe ? Est-ce que je détourne mon attention de ces sentiments pour me concentrer sur mon apparence ? »

R : « Il est clair que le fait que je me sente grosse a plus à voir avec la rupture avec mon petit ami qu’avec mon corps. C’est tellement facile de rejeter la faute sur mon corps puisque je le contrôle. J’ai vraiment besoin de me concentrer sur la façon dont je vais gérer cette fin de relation. Que vais-je faire lorsque je le verrai au dîner, en classe ou à des soirées ?

Développer une nouvelle perspective

Pensez à un moment récent où vous vous êtes senti mal dans votre corps. Posez-vous les questions suivantes :

1.         Est-ce que je me sentais mal dans mon corps avant que mon humeur négative arrive ?

2.         Le fait de me sentir mal dans mon corps signifie-t-il nécessairement qu’il n’est pas attirant ?

3.         Est-ce que je m’évalue uniquement en fonction de ce que je ressens par rapport à mon corps ?

4.         Est-ce que je me concentre sur mon corps et mon apparence pour éviter d’autres pensées et sentiments désagréables ?

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À vous de jouer ! : Que pensez-vous de ces questions ?

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Mon corps en action

Nous allons maintenant faire un exercice qui vous demande simplement de remarquer comment vous « vivez » votre corps en ce moment.

Objectifs

  • Identifier la façon dont vous présentez ou cachez votre corps aux autres.
  • Vous aider à comprendre la façon dont vous vivez, bougez et ressentez votre corps, et comment vos états émotionnels peuvent l’affecter.
  • Constater que votre humeur a un effet important sur la façon dont vous vous sentez dans votre corps.

Suggestions

Essayez cet exercice lorsque vous êtes de bonne humeur. Donnez-vous la permission d’amplifier ou d’exagérer les émotions.

Procédure

Trouvez un moment où vous êtes seul. Commencez par marcher comme vous le faites habituellement. Remarquez comment vous tenez votre corps. Notez ce que vous ressentez en regardant votre corps marcher.  De quoi êtes-vous conscient ou consciente ?  Essayez-vous de cacher certaines parties de votre corps ?  Répétez cet exercice en jouant le rôle de différents états émotionnels. Imaginez vivement l’état émotionnel particulier sur lequel vous vous concentrez :

  • Colère
  • Fierté
  • Liberté
  • Embarras
  • Confiance en soi
  • Acceptation totale de soi

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À vous de jouer ! : Choisissez l’un de ces états émotionnels et écrivez ce que vous avez ressenti en faisant cet exercice. Vous pouvez recommencer avec d’autres états émotionnels.

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Pourquoi les régimes ne fonctionnent pas ?

Qu’est-ce qu’un régime ?

Les régimes sont des modifications temporaires de votre alimentation destinées à vous faire perdre ou prendre du poids. Ces changements peuvent consister à réduire la quantité totale d’aliments que vous mangez, à sauter ou à retarder des repas, à éviter certains types d’aliments ou à ne consommer qu’un certain type d’aliment. Les régimes ne sont pas des changements de mode de vie et il ne serait pas sain de les maintenir de façon permanente. Les régimes sont également connus pour être l’un des plus puissants déclencheurs de troubles alimentaires, tant chez les hommes que chez les femmes.

Raisons courantes pour lesquelles les personnes font des régimes :

  • Parce que toutes les personnes qu’elles connaissent sont au régime
  • Parce qu’elles se trouvent grosse
  • Parce qu’elles ont besoin d’être belles pour un événement social
  • Parce qu’elles ont besoin de controler un aspect de leur personne

Ce qu’elles veulent vraiment dire :

  • Qu’elles se sentent seules et qu’elles ont besoin d’un sentiment d’appartenance.
  • Qu’elles se sentent mal dans leur peau et qu’elles s’aimeraient davantage si elles étaient plus minces ou plus musclées.
  • Qu’elles ne sont pas sûre d’être vues lors d’un événement social ou qu’elles veulent être parfaites.
  • Qu’elles ont l’impression de perdre le contrôle de leur vie et qu’elles ont besoin de pouvoir contrôler quelque chose.

La vérité sur les régimes à la mode

Le régime hyper-protéiné (ex : le régime Dukan)

Théorie : Trop de glucides empêchent le corps de brûler les graisses. Manger beaucoup de protéines aide à développer des muscles rapidement.

Ce que vous mangez : Des aliments riches en protéines : des quantités illimitées de viande, poisson, crustacé, volaille, œuf et fromage.  

Ce que vous ne mangez pas : Les aliments riches en glucides : pain, pâtes, céréales, maïs, pommes de terre, fruits, tout ce qui contient du sucre.   

Pourquoi c’est mauvais ?      

  • Les régimes hyperprotéinés ont tendance à être pleins de graisses saturées et de cholestérol, ce qui peut augmenter le risque de maladie cardiaque.
  • Sans glucides, le corps commence à brûler les acides gras pour se nourrir, ce qui entraîne la libération de corps cétoniques dans le sang et peut provoquer des maux de tête, des vertiges, de la fatigue, des nausées et une mauvaise haleine.
  • Trop de protéines signifie un travail important pour les reins, ce qui peut causer des dommages permanents à long terme.
  • Régime très pauvre en fibre et en nutriments essentiels.

Le régime pamplemousse

Théorie : Les pamplemousses contiennent une enzyme spéciale qui brûle les graisses.  

Ce que vous mangez : Beaucoup de pamplemousse et pas grand-chose d’autre.  

Pourquoi c’est mauvais ? Un régime à base d’un seul aliment signifie que vous manquez de nutriments essentiels. Dans ce cas, le calcium, le fer, l’acide folique et la plupart des autres vitamines sont absents. Bien sûr, vous pouvez prendre des suppléments, mais qui voudrait ne manger que du pamplemousse pour le reste de sa vie ? La réduction calorique est sévère. Il y a de fortes chances que cela conduise à une compulsion alimentaire et à une suralimentation à la fin du régime, ce qui entraînerait une prise de poids accrue.

Le régime jus/bouillon

Théorie : Transposition du jeûne religieux en une méthode de perte de poids visant à réduire l’apport calorique et à éliminer les « toxines » du corps.  

Ce que vous mangez : Aucun aliment solide.  

Ce que l’on boit : Des quantités illimitées de jus de fruits, de bouillon, de thé et d’eau.  

Pourquoi c’est mauvais ?

  • Le fait de jeûner pendant 12 à 24 heures peut provoquer des étourdissements et de la fatigue, ce qui entraîne de l’irritabilité et des difficultés à se concentrer.
  • Vous mettez votre corps en mode famine, ce qui diminue votre métabolisme, ce qui va complètement à l’encontre de l’objectif du « régime ».
  • Il ne peut pas être maintenu.
  • Vous pourriez, si vous buvez trop d’eau, perdre beaucoup d’électrolytes (Les électrolytes sont des minéraux qui transportent une charge électrique lorsqu’ils sont dissous dans un liquide tel que le sang. Les électrolytes du sang (sodium, potassium, chlore et bicarbonate) aident à réguler la fonction nerveuse et musculaire et à maintenir l’équilibre acidobasique)

Le régime de combinaisons d’aliments (ex : Régime Montignac)

Théorie : Manger les féculents et les protéines animales séparément pour éviter la prise de poids et favoriser la combinaison de certains macronutriments. 

Ce que vous mangez : Un régime strict respectant la notion de combinaison alimentaire composé de poisson, volaille, œuf, légume vert, féculent complet, huile d’olive, margarine.

Ce que vous ne mangez pas : tout ce qui contient du sucre sauf le fructose (sucre contenu dans les fruits), les aliments à Indice Glycémique (IG) élevé (riz blanc, pâtes blanches, chocolat, confitures, carottes, betteraves, bananes, ananas).

Pourquoi c’est mauvais ?

  • Il n’y a absolument aucune preuve que le fait de manger séparément ou ensemble divers aliments signifie que votre corps les traitera différemment et entraînera une perte de poids.
  • Il est pauvre en nutriments vitaux en raison de l’alimentation déséquilibrée qu’il encourage.
  • La combinaison protéines et lipides que le régime suggère peut générer des apports en graisses saturées trop élevés

Le régime Atkins

Théorie : Il consiste en une alimentation composée majoritairement de protéines et de lipides. Le but étant de pousser l’organisme à utiliser d’autres voies de production d’énergie pour perdre du poids rapidement. 

Ce que vous mangez : Du poisson, de la viande, des oeufs, du beurre, de l’huile, des légumes pauvres en glucides, des substitus au sucre.

Ce que vous ne mangez pas : sucre, féculents, légumineuses, yaourt, fromage, boissons gazeuses, jus de fruits, oléagineux, fruits, lait, charcuterie.

Pourquoi c’est mauvais ?

  • Régime pauvre en glucides nécessaire au bon fonctionnement de notre corps et de notre cerveau.
  • Dangereux en cas de diabète
  • Apport en fibres et en micro nutriments trop faible
  • Forte consommation de viandes et de graisses animales dangereuses pour le coeur et les reins

Le régime Weight Watchers

Théorie : Attribuer un nombre de points à chaque aliments et ne pas dépassser un certain nombre de points mangés par jour permet la perte de poids (ex : 29)

Ce que vous mangez : Vous mangez en fonction du nombre de points dont vous disposez (ex : les légumes coute moins de point que la viande).

Ce que vous ne mangez pas : des aliments qui coutent trop de points ou alors, vous ne mangez que ça de la journée !

Pourquoi c’est mauvais ?

  • Intellectualisation de la nourriture (nécessite de compter ses points)
  • Risque de ne pas manger équilibré
  • Déconnexion des sensations alimentaires

Le régime Comme J’aime

Théorie : Mangez les plats proposés par le programme vous fera perdre du poids.

Ce que vous mangez : les plats préparés de Comme j’aime + des fruits et des produits laitiers.

Ce que vous ne mangez pas : tout ce qui est en dehors du programme Comme j’aime.

Pourquoi c’est mauvais ?

  • Régime très couteux financierement (environ 97€ par semaine).
  • Régime qui ne prend pas en compte les préférences alimentaires de chacun
  • Pas de vertue éducative : vous ressortez du programme sans savoir comment vous faire à manger ni quoi manger
  • Vous mangez des plats industriels
  • Plats sans saveurs voire mauvais

Les régimes détox

Théorie : Très en vogue après les fêtes de fins d’années qui consiste à dire que consommer que des végétaux entiers ou sous forme de jus permet de perdre du poids.

Ce que vous mangez : thé vert, carottes, tomates, céleri, artichauts, betteraves, agrumes, fruits rouges, aliments riches en chlorophylle (asperge, avocat, kiwi…) + beaucoup d’eau.

Ce que vous ne mangez pas : sucres, matières grasses, caféines, produits animaux (viande rouge, oeuf, poisson).

Pourquoi c’est mauvais ?

  • Régime très restrictif et hypocalorique
  • Absence de protéine
  • Sensation de faim fréquente donc risque de se déconnecter de ses sensations.

Les régimes « Sans« 

Théorie : Vous retirez une catégorie d’aliments de votre alimentation (ex : le gluten, le sucre, la viande, produits laitiers…)

Ce que vous mangez : Tous les aliments sauf ceux de la catégorie que vous avez décidé d’éliminer.

Pourquoi c’est mauvais ?

  • Si ce choix ne relève pas d’un choix éthique (ex : arrêter de consommer des produits provenant des animaux) vous risquez d’entrainer une frustration et donc de consommer ces produits en plus grande quantité.
  • Vous pouvez devenir intolérant aux produits que vous avez décidez de retirer de votre alimentation (ex : risque de devenir intolérant au gluten ou aux produits laitiers).

La vérité sur les pilules amaigrissantes

Bloqueurs de graisse (ex : Brulafine, Burner)

Théorie : Les bloqueurs de graisses sont « censés » empêcher les graisses de pénétrer dans votre système sanguin en agissant comme un « aimant à graisses » ou en rendant les graisses indigestes.  

Pourquoi ils sont mauvais ? Il existe peu de preuves scientifiques de l’efficacité des bloqueurs de graisse en vente libre. S’ils fonctionnaient, ils provoqueraient des diarrhées et des flatulences. Ils bloqueraient également l’absorption de vitamines importantes et d’autres nutriments dont votre organisme a besoin. 

 

Diurétiques (ex : Lasilix)

Théorie : Les diurétiques vous font uriner plus d’eau, ce qui vous fait perdre du poids en eau, mais n’a aucun effet sur la graisse.  

Pourquoi ils sont mauvais ? Votre corps sait de quelle quantité d’eau il a besoin et il la régule très soigneusement. De nombreux diurétiques peuvent provoquer de graves problèmes médicaux, notamment dus à des modifications de la chimie du sang. Ils n’ont aucun effet sur la perte de poids à long terme ou sur la graisse corporelle.  

Métaboliseurs de graisses (ex : METABOSLIM®)

Théorie : Ces médicaments sont « censés » accélérer votre métabolisme pour vous aider à brûler les graisses.  

Comment ils fonctionnent : Il n’y a aucune preuve que ces pilules fonctionnent. La plupart des pilules amaigrissantes recommandent le jeûne ou une restriction sévère, c’est pourquoi elles peuvent entraîner une perte de poids à court terme. Ces métaboliseurs de graisses sont généralement une combinaison de médicaments aux effets très divers (voir Combinaisons).  

Pourquoi ils sont mauvais ? Les pilules amaigrissantes sont souvent agrémentées de caféine ou d’éphédrine. L’éphédrine est un médicament dangereux utilisé pour traiter l’asthme ou l’obésité dans certains pays. La Food and Drug Administration a reçu des rapports faisant état de 17 décès associés à des produits contenant de l’éphédrine. L’usage de l’éphédrine est interdit dans les compléments alimentaires en France. Mais ces produits continuent de circuler mais de manière illégale. Le « ma huang », l’herbe chinoise dont on peut extraire l’éphédrine, se trouve dans de nombreux compléments alimentaires. Elle peut provoquer des effets secondaires graves, notamment de l’agitation, de l’anxiété, de l’insomnie, des maux de tête, des palpitations cardiaques et de l’hypertension artérielle. 

Laxatifs (ex : Dulcolax®, Contalax®, Lubentyl-magnésie®, Modane®)

Théorie : Ils permettent d’aller à la selle et donc de perdre du poids. Ils n’ont aucun effet sur les graisses.    

Pourquoi ils sont mauvais ? Ils peuvent vous faire aller à la selle, mais ils n’ont aucun autre effet sur le poids. Ils ne modifient pas l’absorption des graisses, ils ne font pas perdre de graisse et ils peuvent être très dangereux. L’abus de laxatifs peut entraîner l’arrêt du fonctionnement du gros intestin, voire une intervention chirurgicale d’urgence. 

Coupes faim (ex : Xenical, Zotrim, PhenQ)

Théorie : Ce sont des médicaments qui peuvent supprimer l’appétit. Cependant, ils sont tous potentiellement dangereux. 

Pourquoi ils sont mauvais ? Ils peuvent augmenter les risques d’hypertension artérielle pulmonaire. D’autres coupe-faim, comme les amphétamines aux propriétés anorexigènes et psychoanaleptiques, créent une dépendance et provoquent de nombreux risques médicaux, notamment des vomissements, des hallucinations, des crises de tétanie, des insomnies, des crises d’angoisse, des troubles de l’humeur (irritabilité, nervosité, anxiété), des troubles cardio-vasculaires… voire même des risques mortels.

⚠️ Il n’existe pas de coupe-faim sans danger ! ⚠️

Combinaisons

Théorie : Une combinaison des différents médicaments entraine une perte de poids plus rapide (ex : prendre des coupes faim + des laxatifs).

Pourquoi ils sont mauvais ? Il y a une multiplication des risques de chacun des médicaments.

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Faire ou ne pas faire un régime ?

Les régimes sont partout : à la télévision, sur Internet, sur les réseaux sociaux et dans les magazines. Toutes ces publicités autour des régimes donnent l’impression qu’ils sont rapides, faciles et que leurs résultats sont spectaculaires. Mais les choses peuvent-elles vraiment être aussi simples ? Les histoires et les images présentées sur les réseaux sociaux rendent les régimes attrayants, mais les influenceurs entretiennent le mythe selon lequel la minceur est synonyme de beauté et de réussite. Est-il réaliste de penser que l’on peut perdre 10 kilos en un mois tout en ayant des muscles toniques et une énergie débordante ?

Pourquoi les régimes ne fonctionnent pas ?

95 à 98 % des régimes échouent et les personnes concernées reprennent les kilos perdus (et, dans de nombreux cas, des kilos supplémentaires) dans un délai d’un à cinq ans. Les raisons de cet échec sont complexes, mais la raison principale est qu’il n’est pas possible de suivre un régime sur le long terme. En d’autres termes, le régime ne s’intègre pas au mode de vie de la personne. Malheureusement, faire des régimes régulierement peut avoir des effets à long terme sur le métabolisme. Les régimes ont divers effets sur le corps et l’esprit qui contribuent au phénomène de la prise de poids post-régime.

Tout régime de moins de 1 000 à 1 200 calories par jour peut provoquer un état de sous-nutrition et obliger l’organisme à stocker les calories en abaissant le métabolisme général. Pour tenter de survivre, le corps va réduire ses besoins caloriques, ce qui laisse la personne avec moins d’énergie. Même si une personne peut recommencer à manger normalement, la baisse du métabolisme peut durer jusqu’à un an. Ainsi, un apport calorique normalisé ne se traduira pas instantanément par une amélioration de l’état corporel, mais les calories seront plutôt stockées pour les « situations d’urgence » à venir. D’une manière générale, des habitudes alimentaires irrégulières peuvent également perturber votre reconnaissance des vos signaux de faim (satiété, rassasiement, petite/moyenne/grande faim), ce qui peut conduire à la suralimentation et à la compulsion alimentaire.

Effets à court et à long terme des régimes

Pour les occasions spéciales, la plupart des personnes aiment s’habiller et se faire belles. Certaines commencent même à se préparer à un événement en suivant un régime pour rentrer dans leur tenue spéciale. Il est généralement agréable d’avoir atteint l’objectif, d’avoir une belle apparence, de se sentir accepté ou même admiré par les autres.

Voici un exemple : Samedi dernier, Lisa est allée à une soirée. Elle y a passé un très bon moment. Quelques semaines auparavant, elle avait commencé un régime pour perdre 5 kilos et rentrer dans sa jolie petite robe noire qu’elle venait d’acheter. Et elle a réussi ! Elle a passé la nuit à danser et a rencontré beaucoup de nouvelles personnes avec qui elle va sortir le week-end prochain.

Voici Jessie. Elle était également très belle à la soirée, portant une jolie robe. Elle a passé un bon moment, a dansé toute la nuit, a passé du temps avec des personnes qu’elle connaissait depuis longtemps et a aussi rencontré de nouvelles personnes.

Alors, quelle est la différence entre Lisa et Jessie ?

Lisa a pris 3 kilos depuis le jour de la soirée et en est très malheureuse. Les vêtements qu’elle a achetés ne lui vont plus et elle se sent découragée de ne pas avoir réussi à garder la silhouette qu’elle avait grâce à un régime. Chaque fois qu’elle rencontre les nouvelles personnes avec lesquelles elle a été ce soir-là, elle se demande ce qu’elles pensent de sa prise de poids.  Les régimes permettent de perdre du poids rapidement, mais ils entraînent souvent une reprise de poids peu de temps après le retour aux anciennes habitudes de vie et de nutrition. Si vous êtes comme la plupart des personnes, vous avez probablement vécu une expérience similaire.

Jessie se porte toujours bien. Elle a maintenu son poids et elle continue à rentrer dans tous ses vêtements. Comme d’habitude, elle a confiance en elle et apprécie son groupe d’amis.

Régimes à la mode

Les régimes à la mode, consistent essentiellement en une réduction drastique de l’apport calorique dans le but d’obtenir une perte de poids rapide, mais temporaire. Un certain poids peut être perdu, mais il est suivi d’une reprise de poids lorsque l’on recommence à manger normalement. En général, cette prise de poids est égale ou supérieure à la perte de poids obtenue par le régime. Le schéma des montées et descentes de poids répétées résultant d’un régime d’urgence est appelé l’effet yo-yo.  Il existe un certain nombre de régimes à la mode, chacun ayant sa propre théorie sur les raisons de son efficacité. Cependant, la principale raison de la perte de poids provoquée par ces régimes est la réduction drastique des calories.

Symptômes de la sous-nutrition

Si vous avez déjà suivi un régime, vous avez probablement remarqué que la modification de la consommation alimentaire a des conséquences physiques. Avez-vous déjà remarqué que vous :

  • Vous fatiguez plus facilement et vous sentez léthargique pendant une activité physique ?
  • Vous avez du mal à rester concentré sur vos devoirs ou vos lectures plaisir ?
  • Vous avez plus facilement froid ?
  • Vous avez des troubles de l’humeur, comme une sensation de déprime ou d’irritation ?

Si oui, c’est peut-être la façon dont votre corps vous dit que vous ne mangez pas assez !

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S’engager à ne pas faire de régime

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Vous venez d’apprendre que les régimes ne fonctionnent pas pour une perte de poids durable (ou pour une prise de poids « saine »). Le poids perdu temporairement à la suite d’un régime est généralement repris rapidement lorsque l’on recommence à manger normalement (et souvent, on reprend encore plus de poids !) Ce cycle rend la perte de poids encore plus difficile à l’avenir.

N’oubliez pas que la seule façon pour votre corps d’atteindre et de maintenir son poids et sa forme est de s’engager dans une alimentation et des activités « saines » à long terme. Un mode de vie  « sain » permet de maintenir votre poids actuel (si vous n’êtes pas déjà en dessous de votre poids de santé) ou bien il vous permettra d’en perdre ou d’en prendre en fonction de vos comportements alimentaires actuels. Par exemple, si vous faites régulièrement des crises d’hyperphagie (manger en grande quantité, dans un temps réduit avec la sensation de ne pas pouvoir s’arreter), en mettant en place les exercices du programme, il est fort probable que vous réduisiez le nombre de crises et par conséquent qu’une perte de poids se fasse naturellement.

Dans cette optique, êtes-vous prêt à vous engager à ne pas suivre de régime pendant au moins 6 mois ?

Oui : Félicitations ! S’engager à ne pas faire de régime est un grand pas vers un mode de vie sain.

La meilleure façon de respecter votre engagement à ne pas suivre de régime est de rendre votre décision publique. Vous pourriez partager votre décision avec vos amis et votre famille et/ou rédiger un engagement à l’intention du groupe de discussion.

Voici un contrat à envoyer à un ami ou à poster dans le groupe de discussion. Adaptez le texte pour qu’il vous corresponde et signez votre nom !

Cher ami,   

J’ai récemment pris l’engagement de ne pas faire de régime pendant 6 mois. Les régimes ne fonctionnent pas et cet engagement est une étape vers l’apprentissage d’un mode de vie plus sain. Je partage ce contrat avec toi parce que j’aimerais que tu me soutiennes dans mon engagement.   

Je m’engage à ne pas :

  • Suivre de régimes à la mode
  • Manger moins ou juste une catégorie d’aliments
  • Manger rapidement
  • Faire trop d’exercice pour essayer de perdre ou prendre du poids
  • Me purger (vomir, prendre des laxatifs ou des diurétiques)
  • Prendre des compléments alimentaires   

Ce que je ferai :

  • Suivre un régime alimentaire sain
  • Suivre un programme d’exercice physique approprié

Merci de me laisser partager mon engagement avec toi et merci de ton soutien !

Signé, Votre nom

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Quelques mesures supplémentaires que vous pouvez prendre :

  • Cessez de participer à des conversations sur les régimes avec d’autres personnes.
  • Informez les autres sur l’échec des régimes. Par exemple, vous pouvez écrire une lettre à un jeune. De nombreuses personnes commencent à faire des régimes à un âge précoce et vous pouvez les aider à résister à la pression de leurs pairs et à comprendre les effets néfastes des régimes.
  • Vous pouvez également écrire et poster dans le groupe de discussion une autre lettre que vous écririez pour un jeune et que nous pourrions partager avec des participants ou de futurs participants du programme StudentBodies.

Non : N’oubliez pas que 95 % des régimes échouent. Puisque vous n’êtes pas à l’aise avec l’idée de vous engager à ne pas faire de régime, nous aimerions que vous suiviez votre poids au cours des six prochains mois. Prenez l’habitude de vous peser le premier de chaque mois et notez votre poids. Le fait de noter votre poids vous permettra de voir si le régime entraîne une perte de poids permanente pour vous. Essayez tout de même d’oublier les régimes et de vous concentrer sur votre coprs.

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Lecture

« Par habitude, je commence à m’excuser »

Dans son récit de la relation qu’elle a entretenue toute sa vie avec son corps, Pam Houston passe de nombreuses années à s’excuser de ne pas être mince, tout en se demandant pourquoi elle a l’impression de ne pas pouvoir aimer son corps. L’importance qu’elle accorde à la minceur est extraordinaire.

« Quand j’étais plus jeune, j’avais l’habitude de croire que si j’étais vraiment mince, je serais heureuse. Pendant une bonne partie de ma vie, j’aurais littéralement donné n’importe quoi pour être mince… un doigt, trois orteils, un œil ». 

Malgré tous ses autres attributs étonnants, Pam a passé la majeure partie de sa vie à vouloir perdre du poids. C’est une visite chez le médecin à 30 ans qui lui fait enfin prendre conscience de la pression inutile que trois décennies de refus d’acceptation de son corps ont exercé sur elle sur le plan émotionnel. Terrifiée lorsque le médecin lui dit qu’il est préoccupé par certains résultats de son examen, elle se tient nue devant le miroir pendant qu’il va appeler le laboratoire. Pour la première fois, Pam ressent un grand amour pour son corps. Pourtant, cette grande acceptation est entachée par la peur d’un diagnostic inconnu et elle commence à regretter qu’il lui ait fallu toutes ces années pour prendre conscience de la beauté de son corps.  Dans le temps qu’il lui faut pour réaliser qu’elle aurait dû être plus disposée à accepter son corps, le médecin revient avec les résultats du laboratoire et heureusement, tout va bien. Bien qu’elle ne craigne plus de mourir, elle s’accroche à ce que cette expérience lui a appris : elle n’a pas besoin d’être parfaite pour aimer son corps. Lorsqu’elle a eu l’occasion d’analyser ce qui est vraiment important dans sa vie, Pam s’est rendu compte que ce n’était pas le fait de perdre quelques kilos qui la rendrait heureuse, mais plutôt le fait d’apprécier et d’être reconnaissante de ce qu’elle a déjà.

Out of Habit I Start Apologizing est un essai de Pam Houston.

À vous de jouer ! : Qu’avez-vous pensé de cette lecture ?

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Vous avez terminé la session 4 !  Lorsque vous reviendrez pour la prochaine session, nous vous demanderons de remplir des questionnaires de contrôle de mi-parcours afin de voir comment vous vous en sortez avec le programme.  À bientôt !

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Dites-nous ce que vous avez pensé de la session en commentaires !

Une réflexion au sujet de « SESSION 4 (Groupe M) »

  1. J’ai beaucoup apprécié la partie informative sur les régimes (encadrés jaunes) qui sont très instructifs. Ils permettent vraiment de casser les idées reçues sur les régimes et une meilleure compréhension de leurs effets.

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